Le traitement du conflit postérieur de cheville nécessite une prise en charge complète, par une équipe polyvalente de spécialistes du pied et de la cheville. C’est pourquoi il est souvent conseillé de consulter un chirurgien orthopédique, même si une opération de la cheville n’est pas forcément envisagée.
Conflit postérieur de cheville : quel meilleur traitement naturel ?
Généralement, le traitement naturel reste le meilleur traitement en première intention pour améliorer un conflit postérieur de la cheville.
En accord avec le chirurgien spécialiste de la cheville, un kiné du pied peut ainsi proposer différentes techniques pour diminuer autant que possible les contraintes mécaniques : mobilisations articulaires, strapping pour limiter la flexion plantaire, décharge pour certaines formes très douloureuses, crochets ou ventouses pour libérer les fascias, cryothérapie contre la douleur, ondes de choc en cas de douleurs ou d’adhérences…
La pratique des sports comme le foot ou la danse sont à risque d’aggravation des douleurs. Selon les cas, une adaptation du chaussage peut être effectuée, avec le port de semelles orthopédiques soulageant la partie postérieure de la cheville.
Conflit postérieur de cheville : quel traitement médical ?
Le traitement médical d’un conflit postérieur de la cheville repose avant tout sur la prise d’anti-inflammatoires ou d’antalgiques, avec une efficacité variable pour soulager la douleur. Il s’agit d’un traitement symptomatique, qui ne supprime pas les causes du conflit.
Les anti-inflammatoires ou antalgiques peuvent s’envisager de deux façons :
- Soit par voie générale, le plus souvent par prise orale : il peut s’agir d’AINS, de corticoïdes ou d’anti-douleurs dérivés ou pas d’opiacés ; aucun médicament antalgique ne doit être pris sans l’avis médical d’un chirurgien de la cheville.
- Soit par voie locale, sous forme d’infiltrations de corticoïdes : pour un geste plus précis, l’injection peut se faire sous contrôle d’imagerie médicale (scanner, échographie, rayons X…). Ces injections dans la cheville ne doivent pas être renouvelées trop souvent, idéalement 2 à 3 fois par an maximum.
Conflit postérieur de cheville : quel traitement chirurgical ?
Le traitement chirurgical est proposé après échec du traitement conservateur, en particulier quand la douleur en flexion plantaire ou l’inconfort du patient ne sont plus supportables au quotidien.
L’objectif de cette opération de la cheville est de supprimer la cause du conflit, à l’origine des douleurs, ce qui suppose en amont un diagnostic complet et exhaustif. Ce dernier associe toujours un examen clinique précis avec l’imagerie médicale (radio de la cheville, IRM, arthro-scanner…)
Un chirurgien orthopédique spécialiste du pied va vérifier ainsi l’intégrité de l’ensemble des tissus pouvant être impliqués dans un conflit postérieur de cheville, que ce soient les tissus durs (os tibial, calcanéum, os surnuméraire type trigone, cartilage) ou les tissus mous (tendons, synovie…) et proposer ainsi le meilleur traitement adapté à chaque cas.
L’opération peut s’effectuer sous anesthésie loco-régionale ou sous rachi-anesthésie, fréquemment sous arthroscopie (technique mini invasive) : le chirurgien nettoie l’articulation comme pour une arthrolyse, éliminant les structures abîmées ou surnuméraires.
La reprise des activités quotidiennes se fait généralement en quelques jours à quelques semaines après la chirurgie du conflit postérieur de cheville, la marche nécessitant des cannes durant 15 jours.









